Selon le Washington Post, Nicolás Maduro étudierait l’option de la Turquie comme possible terre d’exil si la pression des États-Unis se transformait en intervention militaire au Venezuela. Ankara, allié politique et économique clé de Caracas depuis plusieurs années, est présenté comme le pays le plus à même de lui offrir sécurité et garanties, grâce à la relation personnelle nouée entre Maduro et le président Recep Tayyip Erdoğan, régulièrement mis en avant lors de visites officielles et d’accords commerciaux.
Cette hypothèse de refuge intervient alors que Washington accentue sa campagne pour pousser Maduro vers la sortie, entre opérations navales et frappes aériennes contre des cibles présentées comme des trafiquants de drogue dans la région, ce que Caracas dénonce comme un prétexte à un changement de régime. Des analyses relayées par plusieurs médias expliquent que la Turquie pourrait proposer au dirigeant vénézuélien un accueil assorti de promesses de non-extradition vers les États-Unis, où il est inculpé pour narcotrafic et corruption. Pour l’heure, Caracas dément tout plan d’exil et ces scénarios restent au stade des spéculations diplomatiques, mais ils illustrent la montée des tensions autour de l’avenir du pouvoir à Caracas.









