La justice iranienne a annoncé l’exécution de Hossein Pedaran, condamné pour espionnage au profit du Mossad, le service de renseignement extérieur israélien. Selon l’agence Mizan, liée au pouvoir judiciaire iranien, l’homme avait transmis à Israël des informations confidentielles concernant des sites de missiles situés dans la province d’Ispahan. La peine avait été confirmée par la Cour suprême iranienne.
Les autorités iraniennes affirment que Pedaran avait fourni des coordonnées et des informations sur des installations militaires contre rémunération. Les détails complets de la procédure, des éléments de preuve présentés au procès et des conditions dans lesquelles ses aveux ou déclarations auraient été recueillis ne sont pas disponibles publiquement dans les informations accessibles. Il convient donc d’attribuer les accusations d’espionnage à la justice iranienne plutôt que de les présenter comme établies par une enquête indépendante.
Cette exécution intervient dans un contexte de très fortes tensions entre l’Iran et Israël. Plusieurs installations iraniennes liées aux programmes militaire et nucléaire ont été visées au cours des derniers mois, notamment dans la région d’Ispahan. Téhéran affirme avoir démantelé plusieurs réseaux travaillant pour les services israéliens et a procédé à d’autres exécutions pour espionnage.
Le droit iranien prévoit la peine capitale pour certaines infractions considérées comme atteintes à la sécurité nationale. Les organisations internationales de défense des droits humains contestent régulièrement le recours à la peine de mort en Iran et la transparence de certains procès sécuritaires. Dans le cas de Pedaran, l’information confirmée par les autorités est l’exécution après validation de la condamnation par la Cour suprême ; les autres éléments reposent principalement sur le récit du pouvoir judiciaire.







