Le Trésor américain a sanctionné la banque d’investissement turque Golden Global ainsi que deux de ses filiales, les accusant d’avoir facilité des transactions entre la Chine et les réseaux financiers iraniens liés à la force Al-Qods. Les trois entités sont désormais coupées du système financier en dollars.
Washington affirme que Golden Global aidait à transférer vers la Turquie des revenus issus des ventes de pétrole iranien à la Chine, avant leur conversion en espèces ou en or. La banque rejette ces accusations, affirme respecter les obligations de conformité et annonce vouloir défendre ses droits.
L’opération constitue la première sanction contre une banque située dans un pays membre de l’OTAN dans le cadre de la campagne économique actuelle menée contre l’Iran. Elle ne représente toutefois pas la première tension bancaire entre Washington et Ankara, comme l’a montré auparavant le long dossier Halkbank.
L’objectif dépasse la seule banque visée. Toute institution étrangère continuant à traiter avec Golden Global peut désormais craindre d’être elle-même exclue du dollar. Washington utilise ainsi l’extraterritorialité de son système financier pour obliger les partenaires de l’Iran à choisir entre Téhéran et l’accès aux marchés américains.
Pour la Turquie, alliée des États-Unis au sein de l’OTAN mais partenaire économique de nombreux pays sanctionnés, cette désignation ouvre un nouveau sujet de tension avec Washington.
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