Les autorités libyennes ont lancé une vaste offensive contre la contrebande de carburant en fermant près de 500 stations-service. L’objectif est de casser les réseaux qui achètent du carburant fortement subventionné pour le revendre beaucoup plus cher sur le marché noir ou à l’étranger.
Le système libyen crée une incitation particulièrement forte à la fraude. L’État maintient des prix très bas grâce aux subventions alors que la valeur du carburant augmente fortement dès qu’il traverse certaines frontières.
Cette différence peut générer des profits considérables pour les trafiquants.
La fermeture massive des stations risque néanmoins d’aggraver temporairement les pénuries et les files d’attente pour les consommateurs ordinaires.
Le problème illustre l’un des paradoxes de la Libye : un pays extrêmement riche en pétrole peut malgré tout manquer régulièrement de carburant dans certaines régions.
Sans réforme de la distribution, contrôle des frontières et meilleure traçabilité des volumes, la fermeture des stations ne suffira probablement pas à éliminer durablement les réseaux.
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