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Iran : ce qui se passe concrètement sur le terrain

Manifestations en Iran sur fond de crise économique et de durcissement sécuritaire.

Depuis fin décembre, l’Iran traverse une vague de contestation nationale déclenchée par l’effondrement de la monnaie et une situation économique jugée intenable par une partie de la population. Les rassemblements ont ensuite pris une dimension politique, avec des slogans visant directement le pouvoir religieux. Les autorités ont répondu par une répression et des restrictions de communications, Reuters évoquant notamment un blackout internet et des limitations persistantes. Un responsable iranien a avancé un bilan d’environ 2 000 morts, tandis que l’ONG HRANA dit avoir confirmé plus de 2 000 décès et des milliers d’arrestations.

Sur le plan politique, Téhéran accuse des acteurs étrangers d’alimenter la crise. Le représentant iranien à l’ONU a mis en cause les États-Unis et Israël dans une lettre au Conseil de sécurité, pendant que Washington durcit le ton. Donald Trump a appelé les Iraniens à poursuivre les manifestations et a évoqué une aide sans la préciser, tout en brandissant la menace d’actions plus fortes si des exécutions de manifestants commençaient. Dans le même temps, Reuters rapporte que l’Iran dit poursuivre des échanges avec l’émissaire américain Steve Witkoff, signe que la voie diplomatique n’est pas totalement fermée malgré l’escalade verbale.

Concrètement, le pays est donc pris entre trois forces qui se renforcent mutuellement. Une crise économique qui met la pression sur le quotidien et alimente la rue, un appareil sécuritaire qui resserre l’étau pour éviter toute bascule, et un environnement international plus hostile avec sanctions et menaces. Pour l’instant, Reuters note qu’il n’y a pas de signe de fracture au sein de l’élite sécuritaire, ce qui rend un changement rapide de régime incertain, même si la contestation reste l’un des plus grands défis internes depuis des années.