En Guinée-Bissau, la situation autour d’Umaro Sissoco Embaló devient de plus en plus confuse. Alors que des militaires affirment avoir arrêté le président et annoncé sa chute, ce dernier resterait pourtant facilement joignable selon plusieurs médias. Il continuerait de passer des coups de fil, de rassurer des chefs d’État voisins, d’échanger avec des acteurs économiques et même d’accorder des interviews à des médias internationaux. Une scène surréaliste en plein coup d’État annoncé.
Dans ce contexte, certains observateurs parlent d’un putsch « fabriqué » de toutes pièces. D’après la version relayée par AES Alerte, ce coup de force aurait été longuement préparé à l’étranger avant d’être appliqué à Bissau, étape par étape, loin d’une révolte spontanée de caserne. Ces accusations restent pour l’instant à prendre avec prudence, mais elles illustrent le climat de grande méfiance et la bataille de communication autour du pouvoir en Guinée-Bissau.
Pour la population, le flou total demeure. Entre communiqués militaires, messages du président qui continue à s’exprimer et rumeurs de règlements de comptes géopolitiques, les Bissau-Guinéens attendent surtout de savoir qui dirige réellement le pays et si la situation peut dégénérer en affrontements ouverts dans les prochains jours.









