Depuis 2020, le continent africain est frappé par une succession impressionnante de coups d’État. Du Mali (août 2020 et mai 2021) au Tchad, en passant par la Guinée, le Soudan, le Burkina Faso, le Niger, le Gabon, Madagascar et désormais la Guinée-Bissau le 26 novembre 2025, les militaires ont pris le pouvoir ou l’ont repris à plusieurs reprises. Cette série de putschs redessine la carte politique de l’Afrique et fragilise encore un peu plus des institutions déjà instables.
Derrière cette vague se cachent souvent les mêmes causes : frustration d’une partie de l’armée, colère populaire contre la corruption et l’insécurité, rejet de la présence étrangère ou des anciennes puissances coloniales. Mais ces changements de régime par la force plongent les pays dans l’incertitude, avec des transitions prolongées, des sanctions internationales et des économies à l’arrêt. Pour de nombreux observateurs, la multiplication de ces coups d’État pose une question centrale : comment reconstruire des systèmes politiques crédibles qui répondent vraiment aux attentes des citoyens, sans passer par les armes ?









