La France doit réduire un déficit élevé tout en finançant défense, santé et transition. 2026 sera un test de crédibilité budgétaire dans le nouveau cadre européen.
La Commission européenne a engagé la procédure de déficit excessif contre la France en 2024, avec un déficit encore attendu au-dessus de 5 % en 2025. Sans mesures nouvelles, sa prévision de printemps 2025 voyait 2026 rester dégradée. D’où la pression pour des économies et un ciblage des dépenses.
Le gouvernement a mis sur la table une trajectoire qui viserait 4,6 % en 2026 et un retour progressif vers 3 % d’ici 2029, mélange d’économies et de réorientations. Le débat reste ouvert au Parlement et avec Bruxelles.
La hiérarchie probable pour 2026 ressemble à ceci. Service de la dette en hausse avec des taux plus élevés. Défense en progression dans la loi de programmation. Santé sous tension à cause des urgences et des déserts médicaux. Transition énergétique et réseaux pour sécuriser l’électricité. Les marges resteront étroites, avec déjà des coupes dans l’aide publique au développement discutées pour 2026.









