La frontière entre le Maroc et Ceuta est de nouveau placée sous surveillance maximale. Des appels diffusés sur les réseaux sociaux invitent à une nouvelle tentative massive de franchissement ce 15 août, quelques semaines seulement après la crise spectaculaire qui avait vu des dizaines de milliers de personnes tenter d’entrer dans l’enclave espagnole.
Après l’afflux du 30 juillet, Madrid avait envoyé 200 policiers spécialisés et 60 militaires supplémentaires à Ceuta. Des migrants avaient franchi la frontière terrestre ou tenté de rejoindre l’enclave à la nage, provoquant une situation chaotique et meurtrière. Les autorités espagnoles et marocaines ont depuis renforcé leur coordination. Rabat a également annoncé cette semaine un renforcement de la sécurité autour de Ceuta et Melilla face aux nouveaux appels circulant en ligne.
Le contexte diplomatique ajoute encore à la tension. Le ministre marocain de la Justice Abdellatif Ouahbi a récemment réaffirmé les revendications de Rabat sur Ceuta et Melilla, tandis que Madrid a répondu que la souveraineté espagnole sur les deux villes n’était pas négociable.
Ce 15 août constitue donc un test sécuritaire mais aussi politique pour les deux pays. Une nouvelle ruée vers la frontière pourrait immédiatement raviver les tensions migratoires entre le Maroc, l’Espagne et plusieurs États européens, déjà ébranlés par la crise de juillet.







