Les nouveaux appels à rejoindre massivement Ceuta n’ont pas provoqué la répétition de la crise de juillet. Les forces marocaines ont intercepté 111 migrants près de Castillejos ce 15 août, alors que plusieurs groupes s’étaient organisés après la diffusion de messages sur les réseaux sociaux encourageant une nouvelle tentative de franchissement.
Il faut toutefois distinguer interception et arrestation. Selon les informations disponibles, 61 personnes ont été arrêtées pour leur rôle présumé dans l’incitation à l’immigration irrégulière, tandis que les autres personnes interceptées ont été éloignées de la zone frontalière. D’autres médias marocains évoquent un nombre total d’interceptions plus élevé, ce qui montre que le bilan reste susceptible d’évoluer.
Le dispositif était très supérieur à celui observé avant l’afflux précédent : policiers antiémeutes, contrôles routiers, drones, surveillance aérienne et maritime et barrières supplémentaires. L’Espagne et le Maroc voulaient éviter un nouveau mouvement comparable à celui de fin juillet, lorsque des dizaines de milliers de personnes avaient convergé vers l’enclave.
Cette journée confirme surtout le rôle central des réseaux sociaux dans les nouvelles dynamiques migratoires. Un simple message viral peut désormais déplacer des centaines de personnes en quelques heures, obligeant les gouvernements à intégrer la veille numérique à leur politique de contrôle des frontières.







