La guerre continue presque partout autour de Zaporijjia, mais un cessez-le-feu extrêmement local a été obtenu afin de permettre la réparation d’une ligne électrique essentielle à la centrale nucléaire.
L’AIEA a négocié cette pause après que l’installation a dû fonctionner avec des générateurs de secours.
Une centrale nucléaire a besoin d’électricité même lorsqu’elle ne produit pas normalement : refroidissement, surveillance et systèmes de sécurité doivent continuer à fonctionner.
Perdre durablement les alimentations externes augmente donc le risque d’un incident grave.
La trêve montre surtout qu’une diplomatie très technique peut encore fonctionner même lorsque les négociations politiques restent bloquées.
Moscou et Kyiv peuvent continuer à s’accuser mutuellement tout en reconnaissant qu’un accident nucléaire ne bénéficierait à personne.
Ce type d’accord local ne rapproche pas nécessairement les deux pays d’une paix générale.
Mais il démontre qu’il reste possible de construire des règles communes lorsque le risque devient suffisamment catastrophique.
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