Le Ghana affirme avoir dépensé environ 49,7 millions de cedis pour évacuer 1 964 de ses ressortissants d’Afrique du Sud à la suite de violences xénophobes. Deux dépouilles ont également dû être rapatriées.
Le montant montre que les violences contre les étrangers ne constituent pas uniquement une crise humaine ou diplomatique : elles peuvent aussi imposer un coût considérable aux États qui doivent organiser transport, hébergement, assistance consulaire et retour des victimes.
Pour Accra, cette facture peut devenir un argument politique dans les discussions avec Pretoria sur la sécurité des ressortissants africains installés en Afrique du Sud.
L’affaire rappelle aussi la contradiction entre les ambitions d’intégration continentale et la persistance de violences visant des migrants provenant parfois d’autres pays africains.
Une Afrique qui cherche à faciliter la circulation des personnes ne peut durablement ignorer le coût humain et financier de la xénophobie entre ses propres citoyens.
Site : PolitiqueDirect
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