La Turquie, l’Arabie saoudite et le Pakistan veulent transformer leur nouveau pacte de défense en un véritable mécanisme de coopération militaire. Après la signature de l’accord de La Mecque, les trois pays préparent désormais des structures permanentes de coordination politique, diplomatique et militaire.
Le principe le plus spectaculaire est celui de la défense mutuelle : une attaque contre l’un des trois États doit être considérée comme une attaque contre les autres. Cette formulation rapproche l’accord du principe de solidarité utilisé par l’OTAN, même si les modalités concrètes d’une intervention militaire commune restent beaucoup moins précises.
Les trois partenaires veulent également multiplier les exercices terrestres, aériens, maritimes et cyber. Drones, intelligence artificielle, guerre électronique, partage technologique et industrie de défense figurent parmi les domaines où la coopération doit être renforcée. Ankara a même laissé entendre que d’autres pays pourraient rejoindre le dispositif à terme.
Cette alliance rapproche trois acteurs aux atouts très différents : la Turquie dispose d’une armée puissante et d’une industrie militaire en pleine expansion, le Pakistan possède l’arme nucléaire et une importante expérience opérationnelle, tandis que l’Arabie saoudite apporte sa puissance financière et son poids politique dans le Golfe. Ensemble, ils cherchent à renforcer leur autonomie stratégique dans un Moyen-Orient devenu beaucoup plus instable.







