Félix Tshisekedi a lancé un avertissement majeur sur l’avenir politique de la RDC. Lors d’une prise de parole à Kinshasa le 6 mai, le président congolais a affirmé que si la guerre dans l’est du pays ne s’arrête pas, il ne sera pas possible d’organiser les élections prévues en 2028. Il a pris l’Ukraine comme exemple pour illustrer l’idée qu’un pays en guerre ne peut pas fonctionner normalement sur le plan électoral.
Cette déclaration intervient dans un contexte extrêmement tendu. Le conflit dans l’est congolais, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, s’est encore aggravé depuis 2025 avec l’avancée du M23 et une crise humanitaire massive qui a déjà fait des milliers de morts et des millions de déplacés. En reliant publiquement l’échéance électorale à l’issue de cette guerre, Tshisekedi ouvre un débat explosif sur la suite de son mandat et sur la stabilité institutionnelle du pays.
Cette sortie risque de provoquer de vives réactions dans la classe politique congolaise. D’autant plus qu’au même moment, le chef de l’État a aussi ouvert la porte à l’idée d’un troisième mandat si le peuple le souhaitait, ce qui nourrit déjà les soupçons d’une future bataille autour de la Constitution et du calendrier démocratique en RDC.









