La démission d’Emmanuel Nchimbi de la vice-présidence tanzanienne est devenue effective le 4 septembre. Son départ s’accompagne d’une rupture encore plus spectaculaire avec le pouvoir : le CCM l’a expulsé pour « indiscipline » et a désigné le ministre de l’Énergie, Deogratius Ndejembi, comme candidat pour lui succéder.
Nchimbi avait annoncé sa démission fin août, moins d’un an après son entrée en fonction. Son départ serait lié à des désaccords avec la présidente Samia Suluhu Hassan sur la gouvernance et sur les conséquences de la répression des troubles ayant suivi l’élection contestée d’octobre 2025.
La nomination de Ndejembi doit encore suivre les procédures constitutionnelles nécessaires avant qu’il devienne officiellement vice-président. Mais le choix du CCM est déterminant dans un système où le parti gouverne sans interruption depuis l’indépendance et reste étroitement lié à l’appareil d’État.
Cette transition dépasse donc un simple remplacement de personne. Elle révèle une fracture inhabituelle au sommet d’un parti qui a longtemps fait de sa discipline interne et de la stabilité politique ses principales forces.
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