Une nouvelle urgence humanitaire se profile au Soudan du Sud. Plus de 650 000 réfugiés et demandeurs d’asile risquent de perdre leur aide alimentaire dans quelques semaines si les agences des Nations unies ne parviennent pas à combler leur déficit de financement.
Le Programme alimentaire mondial prévoit que septembre sera le dernier mois de distribution pour les 240 000 réfugiés les plus vulnérables encore aidés. Ils ne reçoivent déjà que des demi-rations. Sans nouvelles ressources, aucune aide alimentaire destinée aux réfugiés ne pourra être distribuée à partir d’octobre. Il manque environ 37 millions de dollars pour financer les opérations entre octobre et décembre.
La crise intervient dans un pays où 7,8 millions de personnes souffrent déjà d’insécurité alimentaire aiguë et où 2,2 millions d’enfants sont touchés par une malnutrition aiguë. Parallèlement, environ 3 000 réfugiés et rapatriés arrivent chaque semaine depuis le Soudan voisin, plongé dans une guerre dévastatrice depuis 2023.
Les conséquences commencent déjà à apparaître : familles réduisant leurs repas, enfants retirés de l’école, vente de biens et endettement. Certains réfugiés demandent même à retourner au Soudan malgré les risques. Cette situation rappelle brutalement qu’une crise humanitaire ne dépend pas seulement de la quantité de nourriture disponible, mais aussi de la volonté des bailleurs internationaux de continuer à financer sa distribution.






