Les électeurs kazakhs sont appelés aux urnes ce 24 août pour des élections législatives qui devraient conforter encore davantage le pouvoir du président Kassym-Jomart Tokayev. Le scrutin intervient alors que le Kazakhstan traverse une vaste période de réformes institutionnelles et constitutionnelles.
La compétition reste toutefois très encadrée. Seules les formations autorisées à participer au processus électoral peuvent présenter des candidats, ce qui limite fortement la possibilité d’une véritable alternance. Les partis proches du pouvoir disposent également d’un avantage considérable en matière d’organisation, de visibilité et d’implantation territoriale.
Pour Tokayev, ces législatives constituent une nouvelle étape dans la transformation politique engagée ces dernières années. Le président affirme vouloir moderniser les institutions, renforcer le Parlement et rééquilibrer progressivement le fonctionnement de l’État. Ses opposants estiment cependant que ces changements ne modifient pas suffisamment la concentration du pouvoir autour de la présidence.
Le résultat permettra surtout de mesurer l’ampleur du soutien institutionnel dont disposera Tokayev pour poursuivre ses réformes. Une large majorité parlementaire faciliterait l’adoption de nouvelles mesures économiques et politiques, mais renforcerait aussi les interrogations sur le pluralisme réel du système. Au Kazakhstan, l’enjeu du vote dépasse donc largement la composition du Parlement. Il concerne directement la nature du régime politique que Tokayev cherche à construire.







