William Ruto s’associe à Luiz Inácio Lula da Silva, Mark Carney et au président du Conseil européen António Costa dans une initiative commune visant à relancer le multilatéralisme. Les quatre dirigeants ont publié avant l’Assemblée générale des Nations unies un texte présentant « Partners for Multilateralism », une plateforme destinée à défendre des institutions internationales plus efficaces et plus représentatives. L’initiative se veut flexible et ouverte à d’autres États partageant le même objectif.
Le manifeste part d’un constat largement partagé par ses signataires : les structures créées après la Seconde Guerre mondiale répondent difficilement à des crises contemporaines qui dépassent les frontières nationales. Les domaines cités vont des conflits armés et du climat aux pandémies, à la sécurité économique, aux chaînes d’approvisionnement et à l’intelligence artificielle. Les promoteurs veulent également renforcer la capacité de l’ONU à agir dans un environnement marqué par des rivalités croissantes entre grandes puissances.
Pour le Kenya, cette initiative s’inscrit dans la stratégie diplomatique de William Ruto, qui demande régulièrement une représentation plus importante de l’Afrique dans les institutions mondiales. Nairobi insiste notamment sur la réforme du Conseil de sécurité, l’accès aux financements internationaux et la prise en compte des besoins des économies émergentes dans les règles financières et technologiques.
Le texte commun ne crée pas une nouvelle organisation internationale et n’établit pas encore de mécanisme contraignant. Sa portée dépendra du nombre de pays qui rejoindront la démarche et des propositions concrètes qui seront défendues dans les enceintes existantes. L’enjeu, pour Ruto et ses partenaires, sera donc de transformer un appel politique à la réforme en coalitions capables de faire évoluer les règles, les financements et la représentation au sein des institutions multilatérales.







