À Libreville, la Cour criminelle spéciale a condamné le 12 novembre 2025 l’ex-première dame Sylvia Bongo et son fils Noureddin Bongo Valentin à 20 ans de prison, par contumace, au terme d’un procès de deux jours. Le jugement retient détournement et recel de fonds publics, blanchiment, association de malfaiteurs et faux, assortis de mandats d’arrêt et de dommages-intérêts pour l’État.
L’accusation affirme que le duo a capté l’appareil présidentiel dès 2018, profitant de l’affaiblissement d’Ali Bongo après son AVC, et a présenté des pièces sur des biens et flux à l’étranger pour illustrer l’ampleur des détournements. Les deux condamnés, absents à l’audience et aujourd’hui installés à Londres selon plusieurs médias, contestent la décision qu’ils jugent politique et prédéterminée.
La portée du verdict est inédite au Gabon depuis la chute du régime Bongo en 2023. Reste désormais la mise en œuvre des mandats d’arrêt et les voies de recours possibles : jugés par contumace, les intéressés peuvent contester la décision s’ils se présentent à la justice, tandis que d’autres proches poursuivis dans le même dossier doivent encore être fixés sur leur sort.









