À Libreville, la Cour criminelle spéciale a rendu un verdict très lourd contre l’ancienne première dame Sylvia Bongo et son fils Noureddin Bongo Valentin. Le 12 novembre 2025, tous deux ont été condamnés à 20 ans de prison, jugés en leur absence, pour détournement et recel de fonds publics, blanchiment, faux et association de malfaiteurs. Le jugement s’accompagne de mandats d’arrêt internationaux et de dommages et intérêts chiffrés à plusieurs milliards de francs CFA au profit de l’État gabonais.
Le procès s’inscrit dans le contexte de la chute du régime Bongo après le coup d’État d’août 2023. Les juges estiment que Sylvia Bongo et Noureddin ont profité de l’affaiblissement d’Ali Bongo après son AVC pour capter des pans entiers de la décision et contrôler des flux financiers via des sociétés, comptes et biens à l’étranger. Le camp Bongo dénonce de son côté un procès politique, expédié en quelques jours, et annonce vouloir utiliser tous les recours possibles une fois les voies ouvertes.
Outre Sylvia et Noureddin, plusieurs anciens proches du palais présidentiel sont poursuivis dans le même dossier, dans des volets séparés. Au 18 novembre 2025, certaines audiences ont déjà abouti à des condamnations, d’autres sont encore en cours ou en délibéré. Les profils vont d’ex conseillers et hauts fonctionnaires à des responsables d’entités publiques stratégiques. Les peines exactes et motivations détaillées sont publiées au fur et à mesure des décisions, tandis que les avocats de la défense préparent là aussi des recours et contestent la régularité de la procédure.
Peines principales connues à ce stade
- Sylvia Bongo, ancienne première dame
20 ans de prison par contumace, mandat d’arrêt, lourds dommages et intérêts au profit de l’État - Noureddin Bongo Valentin, fils de l’ex président
20 ans de prison par contumace, mandat d’arrêt, confiscation et dommages et intérêts au profit de l’État









