Rebeca Grynspan, ancienne vice-présidente du Costa Rica et actuelle dirigeante de la CNUCED, est arrivée en tête d’un nouveau vote informel organisé au Conseil de sécurité dans la course au poste de secrétaire général des Nations unies. Lors de ce troisième sondage informel, elle a obtenu neuf votes d’encouragement, cinq votes de découragement et une abstention ou opinion non exprimée. Ces chiffres renseignent sur l’état des discussions, mais ne constituent ni une nomination ni une garantie sur l’issue de la procédure.
La sélection du secrétaire général suit un mécanisme particulier. Le Conseil de sécurité doit d’abord parvenir à une recommandation, ce qui donne un rôle déterminant à ses cinq membres permanents disposant du droit de veto. L’Assemblée générale procède ensuite à l’élection sur la base de cette recommandation. Les “straw polls”, ou sondages informels, servent à mesurer les soutiens et les oppositions au fil des consultations, mais les positions peuvent évoluer entre deux tours et les résultats ne sont pas juridiquement contraignants.
Grynspan fait partie d’un groupe de candidats cherchant à succéder à António Guterres à la fin de son mandat. Son expérience au Costa Rica, à l’ONU et à la CNUCED constitue un élément de son dossier, tandis que les autres candidats mettent en avant leurs propres parcours diplomatiques ou gouvernementaux. Le débat porte aussi sur la représentation géographique et sur la possibilité de voir une femme accéder pour la première fois à la fonction, sans qu’aucune de ces considérations ne permette à elle seule de déterminer l’issue finale.
Le résultat du 18 septembre doit donc être lu comme une photographie ponctuelle des consultations. Un candidat peut disposer d’un nombre important d’encouragements et rester bloqué si un membre permanent s’oppose à sa nomination. À l’inverse, des négociations ultérieures peuvent modifier les rapports de soutien. La prochaine étape sera surtout d’observer si le Conseil parvient à rapprocher ses positions autour d’un nom capable de réunir l’accord nécessaire.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.







