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Le marché unique africain est-il enfin une réalité ?

Le marché unique africain est-il enfin une réalité ?
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L’idée d’un marché africain sans barrières progresse, mais en ordre dispersé. Côté technique, les règles d’origine couvrent désormais un peu plus de 92 % des lignes tarifaires, ce qui permet à la plupart des produits de bénéficier d’un tarif préférentiel une fois la paperasse en règle.

La phase dite de “trade sous guidage” a démarré avec quelques pays pilotes et s’est élargie depuis. Résultat : des envois réels de marchandises ont eu lieu entre États parties, preuve que la machine peut tourner.

Les paiements transfrontaliers deviennent plus simples. Le système PAPSS, soutenu par Afreximbank, est opérationnel et s’étoffe : place de marché des devises, carte pane-africaine, intégration de banques centrales. L’objectif est clair : payer localement, régler à l’échelle du continent.

Autre avancée utile : le “E-Tariff Book” intègre désormais les règles d’origine pour guider entreprises et douanes. C’est un pas pratique pour réduire les frictions aux frontières.

Mais le verrou majeur reste logistique et non tarifaire. Les coûts d’expédition restent élevés par rapport à l’avant-Covid et les procédures varient encore d’un poste frontalier à l’autre. Tant que ces coûts baisseront lentement, l’intégration commerciale restera freinée.

En bref : oui, le marché s’ouvre, mais ce n’est pas encore “sans couture”. Le prochain saut viendra de la baisse des coûts de transport, de l’interopérabilité des paiements et de la discipline sur les barrières non tarifaires.