Le mobile money domine les usages. Mais peut-on vraiment payer partout, y compris au-delà des frontières ? Ce qui marche déjà et ce qui bloque encore.
Le mobile money pèse lourd : plus de la moitié de la valeur mondiale des transactions passe par l’Afrique, et l’usage continue de grimper. En 2024, les volumes et valeurs ont encore progressé, avec un boom des paiements marchands.
Le nœud, c’est l’interopérabilité. Dans l’UEMOA, la BCEAO déploie un système de paiements instantanés interopérables (PI-SPI) pour rendre compatibles banques et portefeuilles mobiles, 24 h/24 et 7 j/7. Le lancement officiel est prévu pour fin septembre 2025 après une phase pilote.
Au niveau continental, PAPSS permet déjà des règlements transfrontaliers en monnaies locales et s’étend vite : plus de banques connectées, une place de marché de devises et une carte panafricaine ont été annoncées en 2025.
Concrètement, payer au quotidien dans un autre pays africain devient possible dans des corridors précis, mais ce n’est pas encore homogène. Les frais, la conformité (KYC) et les limites de transaction varient selon les opérateurs et les régulateurs. Le mouvement reste toutefois irréversible : normes communes et rails techniques se mettent en place.









