Le Mali a été frappé par un choc majeur ce week-end. Le ministre de la Défense, Sadio Camara, a été tué samedi lors d’une attaque menée à Kati, près de Bamako, selon plusieurs médias internationaux puis une confirmation officielle relayée par la télévision d’État. L’assaut a été revendiqué par le JNIM, groupe lié à Al-Qaïda, dans un contexte de violences coordonnées qui ont visé plusieurs positions stratégiques du pays.
La disparition de Sadio Camara représente un coup extrêmement dur pour les autorités maliennes. Figure centrale du pouvoir militaire, il occupait un rôle clé dans l’appareil sécuritaire du pays depuis les coups d’État de 2020 et 2021. Cette attaque marque une nouvelle escalade dans l’instabilité qui secoue le Mali, alors que d’autres villes et bases militaires ont aussi été touchées.
Au-delà de l’émotion, cet événement risque de rebattre les cartes sur le plan politique et sécuritaire. Le Mali se retrouve confronté à une offensive d’une ampleur rare, au moment où la pression s’intensifie déjà sur les autorités de transition. La mort du ministre de la Défense pourrait ainsi ouvrir une nouvelle phase de grande tension dans le pays.



