Au lendemain des attaques qui ont frappé le Mali, l’Alliance des États du Sahel a finalement réagi par communiqué. La confédération a exprimé sa solidarité totale avec Bamako, salué la riposte des forces maliennes et dénoncé un « complot » contre le Mali et, plus largement, contre l’espace sahélien.
Mais cette prise de parole laisse aussi une impression de réponse limitée. Ni le Niger ni le Burkina Faso n’ont annoncé, à ce stade, de déploiement militaire concret ou de mesure opérationnelle immédiate aux côtés du Mali, alors même que la charte de l’alliance prévoit un devoir d’assistance en cas d’attaque contre l’un des États membres.
Dans un contexte marqué par des assauts coordonnés d’une ampleur exceptionnelle et par la mort du ministre malien de la Défense Sadio Camara, cette réaction mesurée de l’AES risque donc d’alimenter les interrogations sur la capacité réelle de l’alliance à agir militairement face à une crise majeure.


