La mairie de Libreville traverse une nouvelle zone de fortes turbulences. Le 9 avril, les conseillers municipaux ont rejeté à l’unanimité le projet de budget primitif 2026 présenté par le maire Pierre Matthieu Obame Etoughe, un revers politique majeur qui a aussitôt relancé le débat sur la gestion financière de l’hôtel de ville. RFI présente ce vote comme une mise en minorité du maire, certains élus allant même jusqu’à réclamer sa démission.
Au cœur de la contestation, plusieurs points ont crispé le conseil municipal. Des élus dénoncent un budget jugé irréaliste et non sincère, avec une forte hausse des dépenses liées au cabinet du maire, passées de 1,8 à 3,2 milliards de FCFA selon la presse gabonaise. D’autres critiques portent sur l’absence de certaines recettes attendues et sur des arbitrages jugés faibles pour des secteurs comme la digitalisation, dans un contexte où la transparence et la cohérence sociale sont aussi mises en cause.
Cette séquence ouvre désormais une période d’incertitude politique et administrative pour la capitale gabonaise. Le dossier a déjà été porté à l’attention du ministère de l’Intérieur, pendant que les tensions internes continuent de monter autour de l’exécutif municipal. À Libreville, le rejet du budget dépasse désormais la simple question comptable et prend la forme d’un véritable bras de fer politique.








