Le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah subit son test le plus grave depuis plusieurs semaines. Au moins onze personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes dans le sud du Liban, dont des civils, lors de l’escalade la plus meurtrière depuis l’entrée en vigueur de la trêve du 20 juin.
Israël affirme avoir visé des infrastructures du Hezbollah et tué un commandant du mouvement, Ali Samir Al-Haj Hassan. Les autorités libanaises indiquent que plusieurs femmes et enfants figurent également parmi les victimes. L’armée israélienne présente ses frappes comme une réponse à une attaque de drone du Hezbollah ayant blessé trois soldats israéliens.
L’épisode intervient alors que les négociations sur l’application du plan négocié sous médiation américaine restent extrêmement difficiles. Le dispositif doit lier le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban au désarmement des forces non étatiques. Le Hezbollah refuse pour l’instant de déposer les armes tandis que Beyrouth et Washington discutent encore des mécanismes de vérification.
Chaque nouvelle frappe menace donc davantage qu’un simple cessez-le-feu militaire : elle fragilise tout le processus politique construit depuis juin. Le président libanais Joseph Aoun a d’ailleurs estimé que les attaques compromettaient directement les discussions en cours.
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