Johannesburg pourrait devenir le symbole des difficultés électorales de l’ANC lors des municipales du 4 novembre. Dans la plus grande ville d’Afrique du Sud, les problèmes de services publics, les finances fragiles et des années d’instabilité politique pèsent lourdement sur le parti qui dirige actuellement la coalition municipale.
L’électricité constitue l’un des dossiers les plus sensibles. Le règlement récent des 5,25 milliards de rands dus à Eskom a permis d’éviter une réduction de l’approvisionnement, mais les problèmes structurels restent importants. Pannes, pertes d’électricité, difficultés d’approvisionnement en eau et infrastructures vieillissantes alimentent depuis plusieurs années le mécontentement des habitants.
L’ANC doit aussi composer avec un paysage politique extrêmement fragmenté. La Democratic Alliance veut reprendre le contrôle de Johannesburg, tandis qu’ActionSA espère profiter de l’influence d’Herman Mashaba dans la ville. L’EFF, le MK Party et plusieurs formations plus petites pourraient également devenir indispensables pour constituer une majorité après le scrutin.
C’est peut-être là que se jouera réellement l’élection. Arriver en tête ne suffira probablement pas pour gouverner Johannesburg. Les négociations de coalition pourraient déterminer le futur maire et l’équilibre du conseil municipal. Pour l’ANC, perdre durablement la principale métropole économique du pays constituerait un symbole particulièrement lourd : celui d’un parti autrefois dominant désormais obligé de se battre pour conserver les grands centres urbains sud-africains.
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