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Les jeunes et la politique, rester méfiant ou entrer pour changer les choses?

L’essentiel

Beaucoup de jeunes se méfient de la politique en France mais doivent ils rester à distance ou s’engager pour peser sur les décisions qui concernent leur avenir

Beaucoup de jeunes en France se sentent dégoûtés de la politique promesses non tenues, scandales, discours loin de la vraie vie. La méfiance est normale, même saine, parce qu’elle permet de garder un esprit critique et de ne pas croire tout ce qu’on leur raconte. Le vrai danger, ce n’est pas de douter, c’est de se dire que “ça ne sert à rien” et de tout laisser aux autres. Quand les jeunes s’éloignent complètement, ce sont souvent les mêmes profils, plus âgés et plus organisés, qui décident à leur place sur le climat, l’école, le travail ou le logement.

Entrer dans la politique, ce n’est pas forcément adhérer à un parti ou se présenter aux élections. C’est déjà s’informer sérieusement, voter, débattre, s’engager dans une asso, un syndicat, un conseil municipal de jeunes, un mouvement local. Plus il y a de jeunes dedans, plus les sujets qui les concernent vraiment pèsent dans les décisions. La bonne position, c’est donc un mélange des deux garder une méfiance intelligente, poser des questions, demander des comptes… tout en mettant un pied dans le jeu pour peser, au lieu de subir. Si les jeunes ne prennent pas leur place, quelqu’un d’autre la prendra pour eux.