Le bilan de la répression en Iran grimpe brutalement, avec une estimation d’« environ 2 000 morts » avancée par un responsable iranien à Reuters, dans le contexte de manifestations déclenchées fin décembre sur fond de crise économique et d’effondrement du rial.
Ce chiffre reste toutefois très contesté et difficile à confirmer de façon indépendante. Toujours selon la même dépêche, l’organisation HRANA évoque à ce stade 646 morts et plus de 10 000 arrestations, tandis que le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, dit être « horrifié » par l’escalade de la violence et alerte sur les risques de poursuites lourdes, y compris la peine de mort.
Dans le même temps, d’autres sources parlent aussi de « centaines, possiblement des milliers » de victimes, tout en reconnaissant que les coupures de communications compliquent toute vérification et alimentent la guerre des chiffres. Cette incertitude, combinée à la hausse des tensions diplomatiques, fait craindre un nouvel engrenage dans les prochaines heures.










