Marine Le Pen maintient sa promesse d’abaisser l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans si elle arrive au pouvoir en 2027. Elle défend également la possibilité d’un départ à 60 ans pour certains travailleurs ayant commencé suffisamment tôt, confirmant que les retraites resteront l’un des marqueurs sociaux centraux de son programme présidentiel.
La proposition vise à revenir sur l’allongement de l’âge de départ décidé ces dernières années et à répondre à une demande encore très présente dans une partie de l’opinion. Le Pen cherche ainsi à opposer une promesse de protection sociale à une ligne budgétaire plus restrictive défendue par plusieurs de ses adversaires, notamment ceux qui considèrent qu’un nouvel abaissement de l’âge légal ferait peser une charge importante sur les finances publiques.
Le principal point de débat reste justement le financement. Ramener l’âge légal à 62 ans, tout en ouvrant un départ à 60 ans à certaines carrières longues, implique de compenser davantage d’années de pension et potentiellement moins d’années de cotisations pour une partie des actifs. Sans détail complet sur les économies, recettes supplémentaires ou réformes parallèles permettant d’équilibrer le système, la crédibilité budgétaire de la mesure restera l’un des angles d’attaque majeurs contre Marine Le Pen.
À l’approche de 2027, la retraite pourrait ainsi redevenir l’un des principaux sujets de confrontation entre candidats. Marine Le Pen assume une ligne claire : revenir à 62 ans et protéger davantage les carrières commencées tôt. Reste désormais à démontrer que cette promesse peut être financée sans aggraver durablement les déficits ni fragiliser l’équilibre du système de retraites.
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