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Est de la RDC : la CNDH alerte sur les violations des droits humains liées à la guerre

une séance institutionnelle régionale consacrée aux droits humains, visuel publié par l’ACP.
Photo d’illustration : une séance institutionnelle régionale consacrée aux droits humains, visuel publié par l’ACP.

La guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo demeure, selon la Commission nationale des droits de l’homme du pays, l’un des principaux moteurs des atteintes aux libertés fondamentales. Lors d’une intervention mardi 13 octobre à Dakar, son président Paul Nsapu a alerté les membres de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples sur la situation dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Ses propos, rapportés le lendemain par l’Agence congolaise de presse, soulignent le coût humain des affrontements prolongés dans ces deux provinces.

Paul Nsapu a accusé les forces rwandaises et les combattants de l’AFC/M23 de participer à une occupation de territoires congolais et d’alimenter des violations des droits humains. Ces allégations sont celles du responsable de la CNDH-RDC et doivent être présentées comme telles. La question de l’implication du Rwanda dans le conflit fait l’objet de divergences diplomatiques persistantes. Au-delà des responsabilités disputées, les combats affectent la sécurité quotidienne de nombreuses communautés, les déplacements des populations et le fonctionnement des services publics essentiels.

La prise de parole devant une institution africaine vise à inscrire la crise congolaise dans un cadre de responsabilité dépassant les frontières nationales. Les mécanismes régionaux de protection des droits humains peuvent contribuer à documenter les faits dénoncés, à demander des explications aux autorités et à soutenir les efforts visant à protéger les civils. Ils ne remplacent toutefois ni les enquêtes de terrain ni les procédures judiciaires permettant d’établir individuellement les responsabilités. Le caractère durable de la violence rend particulièrement importante la conservation des preuves et des témoignages.

La suite dépendra notamment des réactions des institutions africaines, des autorités des pays concernés et des acteurs engagés dans les processus diplomatiques. La CNDH congolaise entend maintenir la visibilité des conséquences humanitaires de la guerre. Les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, elles, restent exposées aux risques liés aux combats et à l’insécurité. Dans ce dossier, toute évolution politique ou militaire devra être évaluée au regard de ses effets concrets sur la protection des civils et l’accès à la justice.

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