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RDC : le régulateur des médias suspend Paulette Kimuntu Ndombe pour 60 jours

Joseph Kabila lors d’un discours international
Photo d’archive de Joseph Kabila, dont les propos sont au cœur de la décision du CSAC ; la photo ne montre pas la journaliste sanctionnée.
Dernière mise à jour:

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication de la République démocratique du Congo a prononcé une suspension de 60 jours contre la journaliste Paulette Kimuntu Ndombe, selon une décision rendue publique le 13 octobre. L’institution reproche à l’intéressée des propos tenus au sujet de l’ancien président Joseph Kabila. La mesure concerne ses interventions par les médias traditionnels, les plateformes en ligne et d’autres moyens de communication de masse sur l’ensemble du territoire national.

Le CSAC fonde son acte conservatoire sur une vidéo relayée sur les réseaux sociaux et sur un rapport de son service de surveillance des médias daté du 12 octobre. Selon le régulateur, certaines déclarations auraient fait l’apologie de la guerre dans l’est du pays. Il fait aussi état d’interpellations précédentes adressées à la journaliste. Ces appréciations constituent la position officielle de l’autorité de régulation ; elles ne doivent pas être présentées comme des infractions définitivement établies par une juridiction.

L’affaire replace au premier plan la frontière entre la protection de l’ordre public et l’exercice de la liberté d’expression. La Constitution congolaise reconnaît cette liberté, tandis que des règles encadrent les contenus médiatiques. La portée très large de l’interdiction, incluant les réseaux sociaux, appelle une attention particulière sur sa proportionnalité et sur les voies de recours éventuelles. Les éléments consultés ne permettent pas de décrire une décision judiciaire définitive ni de présumer de la position que prendrait un tribunal.

Les directeurs de médias et les opérateurs concernés ont été invités par le régulateur à respecter la suspension. Il reste à suivre une éventuelle contestation de l’acte, les arguments de défense de la journaliste et les réactions des organisations professionnelles. Dans ce dossier sensible, les propos contestés, les motifs du CSAC et les garanties légales doivent être distingués avec précision. La publication de l’acte ne règle pas, à elle seule, le débat sur la liberté de la presse.

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