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RDC : Vital Kamerhe répond à Joseph Kabila et défend le bilan de Tshisekedi

Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale de la RDC.
Photo d’archive : Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale de la RDC.
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En République démocratique du Congo, l’échange politique autour de Joseph Kabila prend un tour plus personnel. Dans une déclaration relayée mercredi 14 octobre par l’Agence congolaise de presse, Vital Kamerhe a directement répondu à l’ancien président, engagé dans une confrontation croissante avec les autorités actuelles. Kamerhe lui reproche de concentrer ses attaques sur Félix Tshisekedi sans revenir sur les responsabilités liées à ses propres dix-huit années à la tête de l’État. La sortie constitue une réponse nominative à un débat qui s’est intensifié ces derniers jours.

Ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe rappelle que Joseph Kabila a disposé d’une longue période pour consolider les institutions, renforcer les capacités de défense et favoriser le développement économique. Ses critiques portent donc sur le bilan de l’ancien chef de l’État plutôt que sur une seule décision récente. Les affirmations avancées par Kamerhe relèvent d’une prise de position politique et doivent être distinguées d’un audit indépendant de la gouvernance congolaise. De son côté, Kabila a formulé de sévères reproches à l’encontre du pouvoir actuel.

Ce nouvel épisode intervient dans un contexte particulièrement tendu après les annonces attribuées à Joseph Kabila concernant une réorganisation de l’opposition politico-militaire. Kinshasa l’accuse depuis plusieurs mois d’entretenir des liens avec l’insurrection active dans l’Est, un dossier contesté et lourd de conséquences politiques. Dans cette confrontation, les questions de sécurité, de souveraineté et de responsabilité des anciens dirigeants se mêlent désormais aux rivalités entre partis et personnalités. La réponse de Kamerhe vise aussi à replacer le débat dans une perspective historique.

Aucune déclaration de ce type ne permet, à elle seule, de trancher les accusations qui entourent la crise sécuritaire congolaise. Les positions des différents protagonistes restent à distinguer des constatations judiciaires ou des faits établis par des enquêtes indépendantes. Dans l’immédiat, cette réplique montre que le conflit politique ne se joue pas seulement sur le terrain des alliances : il porte également sur le récit des années Kabila et sur les responsabilités de chaque pouvoir dans les difficultés persistantes de la RDC.

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