Aller au contenu
Comprendre le pouvoir, les élections et les décisions publiques.

RDC et FAO : une coopération agricole renforcée autour de la recherche scientifique

Photo publiée par l’ACP à l’occasion des échanges de coopération agricole entre la RDC et la FAO.
Photo publiée par l’ACP à l’occasion des échanges de coopération agricole entre la RDC et la FAO.
Dernière mise à jour:

La République démocratique du Congo souhaite approfondir ses relations avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture dans le domaine de la recherche agronomique. Mercredi 14 octobre à Rome, la ministre congolaise de l’Enseignement supérieur, Marie-Thérèse Sombo, s’est entretenue avec le directeur général de la FAO. L’échange, rapporté par l’Agence congolaise de presse, a porté sur le rapprochement entre recherche scientifique, innovation et développement des systèmes agroalimentaires. Les autorités congolaises y voient une possibilité de renforcer les compétences et les partenariats nationaux.

Le dialogue intervient alors que la sécurité alimentaire reste une préoccupation majeure pour de nombreux territoires de la RDC. Le potentiel agricole du pays est considérable, mais sa valorisation dépend de facteurs multiples : formation, infrastructures, disponibilité des intrants, appui technique et conditions de sécurité dans certaines provinces. La recherche scientifique peut contribuer à identifier des variétés adaptées aux sols, à améliorer les pratiques de production et à développer des connaissances utiles aux exploitants. La FAO dispose, pour sa part, d’une expérience internationale dans l’accompagnement des politiques agricoles.

La rencontre n’équivaut cependant pas à la signature d’un programme détaillé de financement. Aucun budget spécifique ou calendrier d’exécution ne peut être présenté comme définitivement arrêté sur la seule base de l’annonce de ces échanges. L’enjeu sera de transformer les orientations communes en projets identifiables, associant chercheurs, établissements d’enseignement et acteurs agricoles. Les centres de formation et les laboratoires congolais pourraient jouer un rôle important dans l’appropriation locale de techniques adaptées aux conditions du pays.

Les prochaines étapes devraient préciser la nature des collaborations envisagées, les domaines scientifiques retenus et la participation des institutions nationales. Pour Kinshasa, l’objectif affiché est de faire de la connaissance un levier du développement agroalimentaire plutôt qu’un secteur isolé. Une coopération efficace devra se traduire, à terme, par des applications concrètes pour les producteurs et les consommateurs. L’annonce de Rome ouvre une piste de travail diplomatique et scientifique, dont les résultats restent à construire et à évaluer.

Le Brief du pouvoir

Les faits politiques à comprendre, les décisions publiques et les rendez-vous à suivre.

Recevoir le brief

Le formulaire d’inscription s’ouvre sur Brevo. Utilisez le lien de confirmation reçu par email.

Confidentialité

Enregistré uniquement sur cet appareil.

Articles recommandés