Le Conseil constitutionnel ivoirien a officiellement confirmé Alassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire, en validant les résultats proclamés par la Commission électorale indépendante. Dans sa décision, la haute juridiction a rejeté les recours déposés par l’opposition, estimant que les irrégularités dénoncées n’étaient pas de nature à remettre en cause l’issue du scrutin. Le chef de l’État obtient ainsi un nouveau mandat, qu’il présente comme celui de la “stabilité” et de la poursuite des grands chantiers économiques.
Face à cette confirmation, plusieurs candidats et partis d’opposition dénoncent un processus qu’ils jugent verrouillé de bout en bout : conditions d’éligibilité contestées, difficultés d’accès au fichier électoral, soupçons de bourrages d’urnes dans certaines zones. Des rassemblements spontanés ont éclaté dans quelques quartiers d’Abidjan et dans l’intérieur du pays, même si les autorités assurent que la situation globale reste “sous contrôle”. Les organisations de la société civile, elles, appellent à des enquêtes indépendantes sur les incidents signalés le jour du vote.
Désormais, l’enjeu dépasse la seule validation juridique de l’élection : il s’agit de savoir si ce nouveau mandat pourra s’exercer avec une légitimité politique suffisamment forte. Le pouvoir insiste sur la nécessité de tourner la page des tensions et propose un dialogue avec les forces d’opposition. Reste à voir si ces dernières accepteront de s’asseoir à la table des discussions, ou si le climat politique ivoirien restera marqué, dans les prochains mois, par la défiance et la contestation.








