Le Zimbabwe s’enfonce dans une nouvelle controverse politique majeure. Le gouvernement a validé un projet de réforme constitutionnelle qui prévoit de retirer aux citoyens l’élection directe du président pour confier ce pouvoir au Parlement, tout en faisant passer la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans. Si cette réforme aboutit, Emmerson Mnangagwa pourrait rester en fonction jusqu’en 2030.
Cette initiative provoque déjà une forte colère dans le pays. L’opposition et plusieurs voix critiques dénoncent une manœuvre destinée à verrouiller davantage le pouvoir, dans un pays où Mnangagwa était déjà accusé de vouloir prolonger son règne malgré les limites prévues par la Constitution actuelle. Des audiences publiques sur ce texte ont d’ailleurs déjà commencé, preuve que le dossier est désormais entré dans une phase très sensible.
À 83 ans, le président zimbabwéen se retrouve donc au centre d’un nouveau bras de fer institutionnel. Cette réforme, si elle est menée jusqu’au bout, changerait profondément le fonctionnement démocratique du pays et renforcerait encore les inquiétudes autour de la concentration du pouvoir à Harare.



