La bataille autour du Kennedy Center est loin d’être terminée. Le conseil d’administration de l’institution a voté pour faire réapparaître le nom de Donald Trump sur le bâtiment, quelques semaines après son retrait ordonné par la justice fédérale.
La formulation retenue cherche à contourner le cœur de la décision judiciaire. Plutôt que de rebaptiser officiellement le centre, le conseil veut inscrire que le bâtiment a été « restauré et rénové par le président Donald J. Trump » et donner le nom de Trump à une partie de l’esplanade. Le conseil, largement composé de personnalités nommées ou proches du président, a également relancé son projet de fermeture pour travaux.
Un juge fédéral avait pourtant estimé que seul le Congrès pouvait modifier le nom officiel du mémorial consacré à John F. Kennedy. La justice avait imposé le retrait du nom de Trump en juin et une cour d’appel avait ensuite refusé de suspendre cette décision pendant l’examen du recours.
Le nouveau vote ouvre donc un bras de fer institutionnel inhabituel. Au-delà d’une simple querelle de plaque, l’affaire pose la question de la capacité d’un exécutif et d’un conseil d’administration à contourner l’esprit d’une décision judiciaire sans modifier juridiquement le nom de l’institution. Le Kennedy Center devient ainsi un nouveau terrain de confrontation autour des limites du pouvoir présidentiel.






