La confrontation avec l’Iran commence à se ressentir directement dans les stations-service américaines. Le prix moyen du gallon est repassé au-dessus de 4 dollars, tandis que les perturbations dans le détroit d’Ormuz continuent d’alimenter la hausse du pétrole. Donald Trump reconnaît le problème, mais refuse d’en faire une raison pour modifier sa stratégie.
Le président défend l’idée que le coût supplémentaire payé par les Américains constitue le prix d’une politique destinée à empêcher l’Iran de posséder l’arme nucléaire. Il avait déjà reconnu que l’essence était chère tout en affirmant que la priorité restait la question nucléaire iranienne. Vendredi, il a de nouveau refusé de présenter ses excuses pour la hausse, alors que le conflit et le blocage du détroit continuent de perturber les marchés.
Téhéran, de son côté, refuse toujours de revenir à une circulation normale dans le détroit sans concessions américaines, notamment sur les sanctions et les avoirs iraniens gelés. Avant la guerre, environ un cinquième du pétrole mondial transitait par cette voie maritime. Les passages de navires y restent aujourd’hui très inférieurs aux niveaux habituels.
Pour Trump, le risque devient politique : plus la confrontation dure, plus son coût énergétique s’invite dans le quotidien des électeurs, à quelques mois d’élections de mi-mandat cruciales.






