Les États-Unis ont « besoin » du Groenland « pour des raisons de sécurité nationale », a réaffirmé dimanche Donald Trump, relançant une controverse déjà explosive autour du territoire autonome danois. La sortie du président américain intervient dans un contexte diplomatique tendu, alors que la Première ministre danoise Mette Frederiksen a publiquement demandé à Washington d’arrêter de « menacer » le Groenland, et que le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen a aussi dénoncé ces pressions.
Cette séquence est d’autant plus sensible qu’elle suit l’escalade au Venezuela, où les États-Unis ont mené des frappes et annoncé la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, transférés ensuite aux États-Unis. Une réunion d’urgence au Conseil de sécurité de l’ONU a vu de nombreuses capitales critiquer l’action américaine, tandis que l’administration Trump a défendu son opération. D’après Reuters, la France a de son côté réaffirmé son soutien à la souveraineté du Danemark et du Groenland, via le porte-parole du Quai d’Orsay Pascal Confavreux, en rappelant qu’aucun changement territorial ne doit se faire par la force.
Au cœur du dossier, le Groenland reste un territoire stratégique dans l’Arctique et un sujet de rivalités internationales, mais il demeure un territoire autonome au sein du Royaume du Danemark, avec une position très claire des autorités locales et danoises contre toute idée d’annexion.











