Les avocats de l’ancien ministre nigérian Isa Pantami ont demandé à la Commission électorale nationale indépendante, l’INEC, d’inscrire son nom sur la liste des candidats au poste de gouverneur de l’État de Gombe pour les élections de 2027. Dans une lettre datée du 12 octobre et rapportée le lendemain par The Daily Reality, ils fixent à la commission une échéance au 14 octobre. Leur démarche constitue une contestation juridique de l’absence de leur client dans la liste publiée.
Les représentants de Pantami soutiennent que de nouvelles primaires se sont tenues après une décision judiciaire et que la situation devrait être réexaminée. Ils invoquent les règles encadrant la validation des candidatures et la portée des décisions des tribunaux. Ces arguments restent ceux de la défense. Les éléments disponibles ne suffisent pas à conclure que l’INEC a agi illégalement ni à déterminer de manière définitive qui doit figurer sur la liste électorale.
L’enjeu porte à la fois sur les droits des candidats et sur la sécurité juridique des préparatifs du scrutin. Dans les États fédérés, la constitution des listes intervient en amont d’opérations logistiques et de la diffusion d’informations aux électeurs. Les désaccords sur les primaires ou sur l’interprétation d’une ordonnance peuvent entraîner de nouvelles procédures. Il faut également distinguer la nomination par un parti, l’enregistrement administratif et l’éligibilité tranchée par les juridictions compétentes.
La prochaine étape dépend de la réponse officielle de l’INEC et des recours que les intéressés pourraient engager. En l’absence d’une décision communiquée, aucune réintégration ne peut être présentée comme acquise. Les observateurs suivront la publication des listes définitives et la cohérence des motifs administratifs avancés. Pour l’électorat de Gombe, l’objectif reste de disposer suffisamment tôt d’informations fiables sur les candidats habilités à prendre part à l’élection.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.






