La cyberattaque contre l’administration fiscale française entre dans une nouvelle phase. Après la confirmation du vol de données appartenant à des contribuables particuliers et professionnels, la section spécialisée dans la cybercriminalité du parquet de Paris a confié les investigations à la brigade de lutte contre la cybercriminalité de la préfecture de police.
L’intrusion aurait commencé en juin à partir d’un accès compromis au système interne de la DGFiP. Le pirate n’a rendu l’affaire publique qu’en août en proposant les données à la vente sur un forum cybercriminel. Plusieurs centaines de milliers de fiches détaillées auraient été diffusées, comprenant notamment des coordonnées personnelles et des informations fiscales. Le ministère travaille également avec les autorités de cybersécurité et la CNIL.
L’enjeu judiciaire sera maintenant d’identifier l’auteur ou les auteurs de l’intrusion, de déterminer le point d’entrée exact et de mesurer la quantité de données réellement copiées. Le ministère a pris de nouvelles mesures de restriction d’accès et annoncé une plainte pénale.
L’affaire devient politiquement embarrassante parce qu’elle touche l’une des administrations détenant les informations les plus sensibles sur la population française. Après plusieurs incidents récents dans des services publics, la cybersécurité de l’État devient progressivement une question de responsabilité politique autant que technique.







