L’Organisation mondiale de la Santé signale une montée nette des infections respiratoires dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, portée par la circulation simultanée de virus saisonniers. Dans sa mise à jour publiée le 27 janvier 2026 sur l’activité mondiale des virus respiratoires, l’OMS indique que la grippe reste à un niveau élevé et qu’une partie de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale fait partie des zones où la positivité dépasse les seuils d’alerte observés en période de forte transmission.
Le phénomène est d’autant plus surveillé que les symptômes se ressemblent et se chevauchent. Grippe, Covid-19 et autres virus respiratoires peuvent provoquer fièvre, toux, fatigue, courbatures ou gêne respiratoire, ce qui complique le tri rapide et augmente la pression sur les centres de santé, surtout quand les consultations explosent en même temps. L’OMS rappelle que, même si l’activité du Covid-19 est décrite comme globalement faible et stable à l’échelle mondiale, la grippe domine actuellement et suffit à faire monter la tension hospitalière.
L’autre point de vigilance concerne l’évolution de la grippe A H3N2, qui a pris de l’ampleur depuis la fin de 2025 dans plusieurs régions du monde, avec des lignages qui se diffusent rapidement sans que les données disponibles n’indiquent, à ce stade, une hausse de la gravité. En Afrique de l’Ouest, où les systèmes de surveillance s’appuient sur des réseaux sentinelles et des laboratoires partenaires, la priorité est de détecter tôt les foyers, d’anticiper les besoins en oxygène, et de sécuriser les services les plus exposés comme la pédiatrie et la prise en charge des personnes âgées.
Face à cette accélération, les messages de prévention redeviennent centraux. L’OMS insiste sur la protection des personnes fragiles, la vaccination antigrippale là où elle est disponible, la limitation des contacts en cas de symptômes, l’aération des lieux clos et la consultation rapide en cas de détresse respiratoire, de fièvre persistante ou d’aggravation brutale. En clair, l’Afrique de l’Ouest entre dans une séquence où la surveillance et la réactivité des soins peuvent faire la différence.










