Luiz Inácio Lula da Silva a officiellement lancé sa campagne pour l’élection présidentielle brésilienne d’octobre. Réuni dimanche 2 août à São Paulo, le Parti des travailleurs a investi le chef de l’État, âgé de 80 ans, pour une quatrième présidence non consécutive. Il s’agit de sa septième candidature à la magistrature suprême, après ses victoires de 2002, 2006 et 2022.
Devant ses partisans, Lula a placé la souveraineté nationale au cœur de son discours. Il a promis de renforcer l’industrie de défense, de protéger les minerais stratégiques du Brésil et de poursuivre les mesures favorables aux ménages modestes. Le vice-président Geraldo Alckmin sera de nouveau son colistier, tandis que les principales formations du centre gauche se sont rassemblées autour de sa candidature.
Son principal adversaire sera le sénateur Flávio Bolsonaro, investi fin juillet par le Parti libéral. Le fils de l’ancien président Jair Bolsonaro entend défendre l’héritage politique de son père, en promettant des baisses d’impôts et une politique sécuritaire plus ferme. Sa campagne bénéficie également du soutien affiché de plusieurs dirigeants étrangers de droite.
La compétition s’annonce beaucoup plus serrée que prévu. Un sondage Nexus réalisé pour BTG Pactual crédite Lula de 46 % contre 45 % pour Flávio Bolsonaro dans l’hypothèse d’un second tour. Le président sortant conserve donc une légère avance, mais la progression de son rival confirme que les prochains mois seront marqués par une forte polarisation politique.






