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Kenya : la bataille judiciaire reprend autour des 15 % de Safaricom

La vente de 15 % de Safaricom à Vodacom est désormais au cœur d’un contentieux judiciaire majeur au Kenya.
La vente de 15 % de Safaricom à Vodacom est désormais au cœur d’un contentieux judiciaire majeur au Kenya.

Le feuilleton Safaricom entre dans une nouvelle phase judiciaire. Le gouvernement kényan et Vodacom contestent la décision de la Haute Cour ayant annulé la vente de 15 % du capital de Safaricom par l’État au groupe sud-africain, une opération valorisée à 204,3 milliards de shillings.

La juridiction a estimé que la transaction n’avait pas respecté plusieurs exigences constitutionnelles liées notamment à la transparence, à la responsabilité publique et à la participation citoyenne. Elle a ordonné que les actions concernées soient restituées à l’État, remettant directement en cause l’une des plus importantes opérations de privatisation récentes du Kenya.

Le Trésor considère pour sa part que la vente faisait partie d’une stratégie visant à mobiliser des ressources budgétaires sans recourir davantage à l’endettement. Vodacom défend également l’opération, qui renforçait sa participation dans un groupe stratégique de télécommunications et de services financiers, notamment grâce à M-Pesa.

L’appel va donc porter sur bien davantage que la valeur d’un bloc d’actions. Il devra préciser jusqu’où l’exécutif peut aller dans la cession d’un actif public stratégique, quelles procédures doivent être suivies et quel niveau de contrôle citoyen est requis. En attendant la suite judiciaire, l’architecture future de l’actionnariat de Safaricom reste ouverte.

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