Linda Mwananchi a réussi son premier grand test dans la capitale. Des milliers de personnes ont accompagné Edwin Sifuna, Babu Owino, James Orengo et leurs alliés lors d’une série de rassemblements à Nairobi le 13 septembre.
Le mouvement veut désormais transformer cette mobilisation en architecture politique. Sifuna appelle les différentes forces d’opposition à avancer ensemble contre William Ruto, tandis que James Orengo s’est engagé à ouvrir des discussions pour aboutir à un candidat présidentiel unique au sein de leur camp.
Le défi dépasse cependant Linda Mwananchi. Rigathi Gachagua, Kalonzo Musyoka, Peter Munya et d’autres figures construisent également leurs propres structures. L’opposition kényane dispose donc de nombreux leaders capables de mobiliser, mais pas encore d’une méthode acceptée par tous pour choisir un seul candidat.
Sifuna profite de cette fragmentation pour accroître son poids. Le sénateur de Nairobi dispose d’une forte visibilité nationale, d’un ancrage urbain et d’une capacité à attirer un électorat plus jeune, ce qui le place désormais parmi les personnalités incontournables des négociations anti-Ruto.
Le rassemblement ne règle rien à lui seul, mais il modifie la perception du rapport de forces. Linda Mwananchi doit maintenant prouver qu’elle peut reproduire cette mobilisation hors de Nairobi et surtout convertir l’énergie de rue en accord politique durable.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.







