Le président ghanéen John Dramani Mahama a décidé de supprimer les indemnités et avantages carburant accordés aux ministres et aux hauts responsables nommés par l’État. Cette mesure s’inscrit dans un contexte de hausse des prix à la pompe et de pression sur les finances publiques, avec l’objectif affiché de réduire certaines dépenses de fonctionnement au sommet de l’exécutif.
Le signal politique est fort. En choisissant de toucher directement aux avantages des responsables gouvernementaux, le chef de l’État veut montrer que l’effort budgétaire doit aussi venir du pouvoir lui-même. À Accra, cette décision est présentée comme une réponse à la flambée des coûts énergétiques et comme un geste de discipline dans la gestion de l’argent public.
Au Ghana, cette annonce devrait être scrutée de près par l’opinion, car elle touche à un sujet hautement sensible. Dans un pays confronté à des tensions économiques récurrentes, toute mesure visant à réduire les privilèges des dirigeants peut rapidement devenir un marqueur politique fort pour John Mahama.



