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Ghana : le ministre des Affaires étrangères répond aux accusations concernant les dépenses d’évacuation

Samuel Okudzeto Ablakwa s’exprimant lors d’un événement officiel
Samuel Okudzeto Ablakwa s’exprimant lors d’un événement officiel (photo d’archive).

Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a rejeté des accusations de l’opposition concernant les dépenses consacrées à une opération d’évacuation de ressortissants depuis l’Afrique du Sud. Dans une réponse rendue publique le 17 octobre, il a invité ses contradicteurs à citer les personnes qui n’auraient pas reçu l’aide individuelle annoncée. La controverse concerne des fonds publics et appelle une distinction rigoureuse entre les montants engagés, les sommes effectivement distribuées et les irrégularités alléguées.

Selon les éléments rapportés par Pulse Ghana, le ministre évoque une aide de 5 500 cedis par bénéficiaire, comprenant une contribution de réinsertion et une allocation de transport. L’opposition demande de son côté davantage d’explications sur la répartition de dépenses globales dont une partie fait l’objet de contestations. Ces montants et ces interrogations ne suffisent pas à établir un détournement. Ils justifient en revanche la communication de pièces comptables et de critères transparents permettant au public de comprendre l’utilisation des ressources.

La gestion d’une évacuation implique habituellement plusieurs postes : organisation des déplacements, accueil, assistance administrative et accompagnement des personnes au retour. La comparaison entre le budget total et les seules indemnités individuelles peut donc être trompeuse si les autres dépenses ne sont pas détaillées. À l’inverse, le gouvernement doit pouvoir expliquer les opérations financées et la manière dont les bénéficiaires ont été identifiés. Une vérification indépendante pourrait contribuer à départager les affirmations contradictoires si les autorités compétentes en décidaient ainsi.

Pour l’heure, la réponse d’Ablakwa ne clôt pas le débat politique sur les dépenses d’évacuation, pas plus que les critiques de l’opposition ne constituent une décision de justice. Les prochaines étapes dépendront de la publication de justificatifs, des éventuels travaux parlementaires et de l’existence de réclamations formelles de personnes concernées. Au-delà de la polémique, ce dossier pose une question d’intérêt général : comment assurer à la fois la rapidité de l’aide d’urgence et la traçabilité des fonds publics mobilisés.

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