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Nigeria : des organisations s’opposent à la privatisation de l’eau à Lagos

Participants à une rencontre associative sur l’accès à l’eau au Nigeria
Participants à une rencontre associative sur l’accès à l’eau au Nigeria.

Des associations citoyennes et des organisations de travailleurs ont renouvelé leur opposition à la privatisation des services d’eau à Lagos, au Nigeria. Lors d’un symposium relayé le 17 octobre par Premium Times, elles ont contesté l’idée de confier davantage de responsabilités à des opérateurs privés ou d’étendre la facturation au moyen de compteurs prépayés. Les intervenants demandent en priorité une amélioration durable des installations publiques, alors que de nombreux habitants ont des difficultés à accéder à une eau distribuée de manière régulière.

La mobilisation, à laquelle participe notamment Corporate Accountability and Public Participation Africa, s’inscrit dans une campagne plus large sur le droit à l’eau et la tarification du service. Pour les opposants, des concessions mal encadrées pourraient augmenter le coût supporté par les foyers modestes sans garantir les investissements promis. Ils craignent également que les ménages soient pénalisés en cas d’incapacité à payer à l’avance. Ces arguments relèvent de positions associatives qu’il convient de présenter comme telles, indépendamment des décisions qui seront finalement prises par les autorités.

Les pouvoirs publics doivent pour leur part répondre à de véritables contraintes techniques : réseaux vieillissants, pertes, insuffisance de production et coût élevé des extensions. Le débat ne saurait donc se limiter à un refus ou à une défense de principe du secteur privé. Il porte sur les modes de financement, les obligations de service universel, la régulation des tarifs et la responsabilité des gestionnaires. La disponibilité d’une eau saine a des conséquences sanitaires et économiques directes, notamment pour les familles contraintes de recourir à des fournisseurs alternatifs.

Les prochaines étapes dépendront des propositions précises de l’administration de Lagos et des consultations qu’elle acceptera d’engager. Les associations souhaitent des garanties de transparence ainsi qu’un engagement vérifiable en faveur de l’investissement public. À ce jour, leur mobilisation ne signifie ni qu’une privatisation générale a été achevée ni qu’un projet serait juridiquement annulé. Le principal critère d’évaluation restera l’amélioration effective de l’accès à l’eau, à un coût compatible avec les ressources des habitants.

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