Le Convention People’s Party (CPP) a exprimé ses réserves concernant deux récentes nominations à la Commission électorale du Ghana. Ali Dayinday, responsable régional du parti dans la région de Bono, a critiqué les désignations d’Emelia Afi Agbenyo et de Joseph Kweku Asamoah comme vice-présidents de l’institution. Ses déclarations, rapportées le 15 octobre par la Ghana News Agency, portent sur les garanties d’indépendance de l’organisme chargé d’organiser les scrutins. Il s’agit d’une position politique exprimée par le CPP, qui ne suffit pas, à elle seule, à démontrer une irrégularité dans la procédure de nomination.
Au Ghana, la Commission électorale occupe un rôle central dans l’enregistrement des électeurs, la conduite des votes et la publication des résultats. Le parti estime que le dispositif constitutionnel mérite d’être réexaminé pour réduire le soupçon de proximité entre les responsables nommés et les formations au pouvoir. Ali Dayinday a notamment proposé que les qualifications professionnelles et les critères d’indépendance pèsent davantage dans les futures désignations. La controverse survient après la prestation de serment des nouveaux responsables, organisée par le président John Mahama.
La question dépasse les deux personnalités mentionnées. Dans une démocratie, la confiance dans le régulateur électoral dépend autant de l’impartialité réelle de ses décisions que de la transparence du processus de nomination. Les responsables publics peuvent défendre la légalité de la procédure tout en étant interrogés sur la perception des partis. À ce stade, les propos rapportés ne permettent ni de conclure que la Commission a perdu son indépendance ni d’établir une intervention partisane dans un futur scrutin. Le débat doit donc demeurer factuel et contradictoire.
Les prochaines réactions attendues sont celles de la présidence, de la Commission électorale et des autres formations politiques, afin de préciser leur lecture du droit applicable. Le CPP défend une réflexion plus large sur les règles constitutionnelles de désignation. Si un chantier de réforme devait être ouvert, il devrait préciser les critères, les contrôles et les voies de contestation. La crédibilité des prochains scrutins dépendra finalement de la capacité des institutions à traiter ces objections publiquement.
À consulter : L’Agenda Politique — Demain.






